Lorsqu'on fait la même chose toute sa vie, on s'use. Au bout d'une dizaine d'années, on est moins bon, on est las. Et si on n'arrête pas, on est foutu. J'ai toujours su arrêter en pleine gloire.
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Il faut créer en se laissant porter de façon un peu naïve, sans trop se poser de questions d'adulte.
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J'ai besoin que le film vienne jusqu'à moi, me pénètre, et que tout à coup, naturellement, coulent de moi des partitions à l'infini.
Je ne crois pas à l'inspiration. C'est complètement bidon. On a tout en nous : la campagne, la ville, la guerre, la mort, le meurtre, l'amour, l'éternité, toutes les grandes, moyennes et petites émotions. Quand on se réveille le matin, on est chargé de ces sentiments. Il suffit d'aller les chercher.
En 1967, je prends ma famille sous le bras et je pars à Hollywood. J'ai rencontré des musiciens chaleureux qui ont tout fait pour moi, surtout Henry Mancini, qui m'a trouvé des films. Ils m'ont dit : « On veut que tu fasses partie de notre groupe. » C'est pas en France qu'on ferait ça, où on se cache de peur d'être volé par un collègue.
Si mon enfance avait une couleur, ce serait le gris.
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J'aime jouer, diriger, chanter, écrire, et ce dans tous les styles. Cette diversité me préserve de l'uniformité.
Depuis mon enfance, mon ambition est de vivre complètement dans la musique. Mon rêve est que rien ne m'échappe. C'est la raison pour laquelle je ne me suis jamais arrêté à une seule discipline musicale. J'aime jouer, diriger, chanter, écrire, et ce dans tous les styles. Cette diversité me préserve de l'uniformité.